
Dans la Meuse, la question des dégâts causés par les sangliers et les cervidés s’impose comme une urgence publique. Le préfet Xavier Delarue, confronté à une hausse continue des dommages sur les cultures, appelle à renforcer la dynamique de chasse pour freiner une situation devenue, selon lui, difficilement tenable. Faute de schéma de gestion cynégétique renouvelé, il a décidé d’agir en multipliant les mesures, déterminé à reprendre la main.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : près de 3 000 hectares de cultures ont été abîmés en 2024, et la tendance ne s’infléchit pas en 2025. La facture dépasse désormais 4 millions d’euros, un niveau inédit dans le département. Dans un contexte national déjà tendu, la Meuse occupe une place singulière, avec une progression des dégâts bien supérieure à celle observée dans d’autres territoires du Grand Est. Pour les chasseurs, ces montants d’indemnisation deviennent difficiles à assumer.
Xavier Delarue évoque un sujet « récurrent », exigeant un suivi constant. Il déplore une véritable « déliquescence » du système, s’appuyant sur les données recensées ces dernières années. Là où d’autres départements ont réussi à réduire les dommages, la Meuse fait figure d’exception.
Pour le préfet, il existe désormais une impérieuse nécessité d’augmenter la pression de chasse et de faciliter l’action des acteurs cynégétiques pour inverser la tendance. Il reste à savoir si cette stratégie permettra d’enrayer l’escalade des dégâts et d’apaiser un secteur agricole fragilisé.