
La commune de Lherm, située au sud-ouest de Toulouse, vient de franchir une étape inédite en France. Après plusieurs années de démarches, elle a obtenu que 29 hectares de terrains communaux soient retirés des espaces où la chasse est autorisée. La mesure, validée par la préfecture de la Haute-Garonne, prendra effet le 11 janvier 2028, lors du renouvellement du périmètre de l’Association communale de chasse agréée (ACCA).
Le maire, Frédéric Pasian, insiste toutefois sur un point : cette décision ne constitue pas une interdiction générale de la chasse sur la commune. Selon lui, l’objectif est avant tout de réserver certains espaces aux promeneurs, sportifs et familles afin qu’ils puissent les fréquenter sans la présence de battues.
Pour obtenir ce résultat, la municipalité s’est appuyée sur une disposition du Code de l’environnement qui permet à un propriétaire de demander que ses terrains soient exclus des zones de chasse. Estimant que la commune dispose des mêmes droits qu’un propriétaire privé, le conseil municipal a mandaté son maire pour engager cette procédure.
Cette initiative trouve son origine dans plusieurs incidents survenus au fil des années. Un vététiste avait notamment été blessé par balle en 2007, tandis qu’un projectile perdu avait atteint un bâtiment d’entreprise en 2021. Ces événements, auxquels se sont ajoutées de nombreuses plaintes d’habitants lors des périodes de chasse, ont conduit la municipalité à rechercher une solution durable.
Le bois communal des Escoumes, particulièrement fréquenté par les promeneurs, les sportifs, les cavaliers et les élèves du collège, figurait au cœur de cette demande. Après plusieurs refus administratifs, la commune est finalement parvenue à faire aboutir son projet.