La controverse autour de la chasse aux alouettes relancée par le gouvernement

Le gouvernement français a décidé de réautoriser l’usage des filets pour la capture des alouettes des champs, une technique longtemps jugée trop peu sélective et interdite par le Conseil d’État. Cette décision concerne notamment certains départements du Sud-Ouest, tels que les Landes et les Pyrénées-Atlantiques, et a été officialisée par deux arrêtés récemment publiés au Journal officiel.

Selon le ministère de l’Agriculture, des expérimentations menées à l’automne dernier dans ces régions auraient démontré une sélectivité presque parfaite de la méthode. Les résultats de ces tests ont été présentés comme suffisamment convaincants pour justifier la remise en vigueur de cette pratique.

Pourtant, cette décision suscite une vive réaction des associations de protection de la faune. La Ligue de protection des oiseaux a dénoncé un geste indécent, soulignant que les populations d’alouettes connaissent un déclin important depuis plusieurs décennies, avec une diminution estimée à un quart en France sur vingt ans et à plus de 50 % au niveau européen depuis 1980. L’association a annoncé son intention de saisir à nouveau le Conseil d’État pour contester cette autorisation.

One Voice, autre organisation de défense des animaux, a également exprimé son opposition, demandant la suspension immédiate des captures. Cette réintroduction met en lumière la tension entre les pratiques traditionnelles de chasse et les enjeux de conservation des espèces, et relance le débat sur les méthodes jugées éthiques et durables pour la régulation de la faune sauvage.