En Ardèche, une saison record pour les chasseurs face à une pression toujours croissante

La saison de chasse s’achève sur un chiffre inédit en Ardèche. Avec plus de 28 000 sangliers abattus, les chasseurs du département signent une performance jamais atteinte jusque-là. Le précédent record, établi il y a plusieurs années, est désormais largement dépassé. Derrière ce résultat, près de 9 200 passionnés mobilisés sur le terrain, et une tendance qui se confirme : pour la quatrième année consécutive, les prélèvements progressent.

Ce bond en avant traduit autant l’intensité des efforts déployés que la difficulté à réguler une espèce particulièrement prolifique. Le sanglier, capable de s’adapter rapidement à son environnement, continue de voir ses effectifs croître malgré une pression de chasse soutenue. Pour les acteurs locaux, le constat est clair : la régulation reste un combat permanent, jamais totalement gagné.

Mais cette réussite apparente a un coût. En Ardèche comme ailleurs, les chasseurs doivent assumer financièrement les dégâts causés par le grand gibier dans les exploitations agricoles. Et la facture s’alourdit. Cette année, elle pourrait dépasser les 250 000 euros, une somme significative pour les structures locales.

Ainsi, derrière les chiffres records, le bilan est plus nuancé qu’il n’y paraît. Si la mobilisation porte ses fruits sur le terrain, elle souligne aussi les limites du système actuel. Entre impératif de régulation et pression économique, les chasseurs avancent sur une ligne de crête, confrontés à une réalité de plus en plus exigeante.