Finistère : des agriculteurs dénoncent leur mise à l’écart et l’inefficacité face aux sangliers

Dans le Finistère, la question de la chasse cristallise de nouvelles tensions entre le monde agricole et les instances décisionnelles. La Confédération paysanne interpelle les autorités locales pour dénoncer à la fois son absence des lieux de concertation et une gestion jugée insuffisante des populations de sangliers, dont les dégâts continuent de peser lourdement sur les exploitations.

Le syndicat regrette de ne pas siéger au sein de la Commission départementale de la chasse et de la faune sauvage, pourtant au cœur des décisions liées aux périodes de chasse et aux dispositifs d’indemnisation. Pour ses représentants, cette exclusion prive une partie significative des agriculteurs d’une voix essentielle dans les débats. Ils estiment que les réalités du terrain, notamment celles des exploitations les plus exposées aux dégâts de la faune, sont insuffisamment prises en compte.

Au-delà de cette question de représentation, c’est surtout la régulation des sangliers qui inquiète. Malgré des prélèvements en hausse ces dernières années, les dommages causés aux cultures ne diminuent pas. Bien au contraire, ils semblent s’inscrire dans une dynamique croissante, traduisant selon le syndicat les limites des stratégies actuelles.

Face à cette situation, la Confédération paysanne appelle à une révision des dispositifs existants et à une meilleure association des acteurs agricoles aux décisions. En toile de fond, c’est l’équilibre entre activités humaines et gestion de la faune sauvage qui est interrogé, dans un contexte où les tensions entre production agricole et biodiversité restent particulièrement vives.